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Accueil du site > Équipes > Dynamique des apprentissages auditifs et moteurs


Nom prenom statut telephone email
Besson Mireille DR CNRS mireille.besson@univ-amu.fr
Cermolacce Michel PH - MD - PhD michel.cermolacce@ap-hm.fr
Danna Jérémy CR CNRS 0413550956 jeremy.danna@univ-amu.fr
Dittinger Eva Doctorant eva.DITTINGER@univ-amu.fr
Habib Michel PH - MD - PhD michel.habib@resodys.org
Longcamp Marieke MCF 0413551086 marieke.longcamp@univ-amu.fr
Palmis Sarah Doctorant sarah.palmis@univ-amu.fr
Velay Jean-Luc CR CNRS 0413551174 jean-luc.velay@univ-amu.fr
Vion-Dury Jean MCU - PH - MD - PhD 0491746753 jean.vion-dury@ap-hm.fr
Yunez-Naude Norma MCF 0413550496 norma-claudia.short@univ-amu.fr


Dynamique des apprentissages auditifs et moteurs

Le but de nos recherches est de mieux comprendre la dynamique spatio-temporelle des processus impliqués dans la perception et la production du langage parlé ou écrit et de la musique. Il s’agit également d’étudier la relation entre ces processus et d’autres mécanismes perceptifs, cognitifs, émotionnels et moteurs en prenant en compte le rôle fondamental joué par le contexte. Pour ce faire, nous conduisons des recherches chez les sujets sains et chez des patients présentant des désordres spécifiques de la compréhension, de la perception ou de la production du langage (dyslexie, dysgraphie, pathologies dégénératives ou psychiatriques) et de la musique.

 Les grands axes de recherche

Musique et Langage. Musique et langage partagent certains processus perceptifs et cognitifs. Ces résultats nous ont conduits à développer un programme de recherche visant à comparer différents aspects du traitement du langage chez des musiciens et des non-musiciens, adultes ou enfants. Nous testons également l’influence de l’apprentissage de la musique sur la perception et la compréhension du langage chez des enfants non-musiciens, normo-lecteurs ou dyslexiques. Un autre axe de recherche vise à déterminer si le développement d’une oreille musicale facilite l’apprentissage d’une langue seconde chez l’adulte et chez l’enfant et de suivre la dynamique spatio-temporelle et développementale de ces effets (M. Besson, J. Chobert, M. Habib & J.L. Velay)

Etudes des relations lecture/écriture. Le problème des relations entre perception et action dans le domaine du langage écrit est étudié à différents niveaux. A un niveau théorique, nous cherchons à comprendre les mécanismes neuronaux, qui sous-tendent la perception et l’écriture des caractères alphabétiques. A un niveau plus appliqué, nous étudions les liens perceptivo-moteurs qui s’établissent au cours de l’apprentissage de l’écriture. Enfin, nous travaillons au développement d’un outil pédagogique destiné à favoriser l’apprentissage de l’écriture manuscrite chez les très jeunes enfants ou chez les enfants dyslexiques ou dysgraphiques. (J.L. Velay & M. Longcamp).

Etudes des relations écriture/son. L’écriture est une activité silencieuse, si on excepte le léger crissement du stylo qui n’informe que très marginalement sur la qualité du mouvement produit. La transformer en une activité bruyante peut paraître curieux en première analyse. En y réfléchissant mieux, justement parce que la modalité auditive est disponible pendant l’écriture, et parce qu’elle est mieux à même de permettre la perception de différences fines au plan temporel et dynamique, utiliser des sons pour renseigner sur ce mouvement semble judicieux. Nous étudions comment l’ajout d’informations auditives permettrait d’améliorer le diagnostic et la remédiation de troubles affectant l’écriture (par exemple la dysgraphie développementale). (J.L. Velay, V. Paz & J. Danna).

Dyslexie. L’objectif est une recherche à visée thérapeutique, tournée vers les enfants dyslexiques. Nous explorons actuellement l’hypothèse selon laquelle ces enfants éprouveraient des difficultés particulières à intégrer les informations auditives lorsqu’elles sont intégrées au sein d’un signal complexe comme le langage ou la musique. (M. Habib, J. Chobert & M. Besson).

Liens entre troubles de l’apprentissage et conduites émotionnelles comme l’hyperactivité avec troubles de l’attention. Il s’agit de mieux comprendre les raisons de la comorbidité entre ces différentes pathologies. De plus, dans le cadre de la Théorie de l’esprit nous nous intéressons aux schizophrénies débutantes et à l’altération de la faculté d’attribution d’états mentaux à autrui (M. Habib)

Neurophysiologie et psychiatrie : approches en troisième et en première personne. Une partie de l’équipe relève de l’Unité de Neurophysiologie, Psychophysiologie et Neurophénoménologie (UNPN) du Pôle Universitaire de Psychiatrie du CHU de Marseille dirigée par J. Vion-Dury. L’UNPN développe plusieurs thématiques dont le développement et le transfert des potentiels évoqués cognitifs (P50, P300, CNV, N400 , tous en modalité auditive) en clinique psychiatrique à des fins diagnostiques et de suivi thérapeutique. De plus, l’UNPN travaille sur les spécificités de l’EEG en psychiatrie notamment les paramètres prédictifs de la réponse à la TMS répétitive, et sur l’effet des neuroleptiques sur l’électrogenèse (M. Cermolacce, M. Faugère, J.A. Micoulaud Franchi, C . Balzani, J. Vion-Dury).

Psychophysiologie de l’écoute sonore et musicale et chez les patients schizophrènes : Il s’agit tout d’abord de mettre en évidence les anomalies de l’écoute sonore chez les patients schizophrènes en relation avec la notion clinique de bizarrerie, du sentiment d’étrangeté et en relation également avec le phénomène d’ « inondation perceptive » assez caractéristique de cette pathologie. Cette « inondation perceptive » est par ailleurs corrélée à des anomalies du gating de la P50 auditive par exemple. Ce travail est développé par J.A. Micoulaud Franchi, M. Cermolacce et J. Vion-Dury en collaboration avec les chercheurs du LMA-CNRS (Laboratoire de Mécanique et d’Acoustique) à Marseille (M. Aramaki, S. Ystad et R.Krondland-Martinet). De plus, une étude plus spécifique des modifications de l’écoute musicale chez ces patients schizophrènes est également en cours sur la base d’une batterie modifiée de neuropsychologie de l’amusie et d’un questionnaire adapté. (C. Balzani, et J. Vion-Dury).

Epistémologie et Phénoménologie. Au sein de l’UNPN et en lien étroit avec l’équipe est développé un ensemble de projets de recherche plus théoriques et expérientiels qu’empiriques et qui crée une interface entre d’une part les neurosciences et d’autre part la philosophie (épistémologie et phénoménologie). Les projets développés sont les suivants, du plus empirique au plus théorique : o a) Etude de la conscience de signifiant (conscience entrée en langue du son et de la forme de mot) selon la théorie morphodynamique du signe (Saussure, Husserl, Thom et Petitot). Le point de départ de ce travail est une approche phénoménologique de l’attribution de sens dans la langue, avec la recherche de son corrélat neurophysiologique (N400). Ce projet implique D. Priotrowski (CREA /CNRS école polytechnique), D. Schon (INSERM, Institut de neuroscience des systèmes, à Marseille), M. Cermolacce, M. Faugère, J. Chobert et J. Vion-Dury. o b) Phénoménologie Expérientielle. L’ensemble du programme de phénoménologie expérientielle est développé au sein d’une structure rattachée à l‘UNPN, qui est l’Atelier de Phénoménologie Expérientielle et Exploratoire (APHEX2). Cet atelier a pour but de développer la pratique et la théorie des approches en première et en seconde personne, plus précisément d’analyser les vécus de conscience, pour intégrer ces approches dans des expérimentations neurophysiologiques ou psychophysiologiques (par exemple dans le cadre du programme de recherche relations écriture/ sons). Cet atelier travaille également, en complément des recherches sur l’écoute musicale chez les patients, sur les vécus de conscience dans l’écoute musicale. Des approches plus théoriques sont conduites en lien avec J. Naudin (phénoménologie psychiatrique), M.Bitbol (CREA-CNRS école polytechnique), ou N. Depraz (Archives Husserl, ENS). Cet atelier implique C. Balzani, J.A. Micoulaud Franchi, N.Yunez , J. Vion-Dury ainsi que d’autres membres ne relevant pas de du LNC. Une partie du projet de l’ APHEX2 est de développer le concept de Neurophénoménologie initié par Varéla o Epistémologie des neurosciences et de la psychiatrie. Ce travail est conduit essentiellement par J. Naudin, J.A. Micoulaud Franchi, N.Yunez et J. Vion-Dury.

 Plateforme technique

Nous utilisons conjointement les méthodes issues de la psychologie expérimentale, de la psychologie clinique (neuropsychologie) et des neurosciences cognitives : électrophysiologie (EEG quantifié, Potentiels Evoqués), Magnéto-Encéphalographie (MEG), Imagerie par Résonance Magnétique fonctionnelle (IRMf) et Neurospectroscopie.

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